
I La symbolique de Mabon
a) Thèmes spirituels (mots clés)
Équilibre, Gratitude,Récolte,Abondance, Partage, Mort, Transition, Préparation, Réussite, Justice, Harmonie, Sagesse.
On ne va pas traiter tous les thèmes pour beaucoup ils se comprennent d’eux-même ou se regroupe dans un autre thème.
1. l’équilibre, quand arrive la Balance
À l’équinoxe d’automne, le Soleil entre en Balance.
Ce choix prend une résonance particulière lorsqu’on regarde ce que représente cette période de l’année. L’équinoxe est d’abord un moment d’équilibre entre la lumière et l’obscurité, avant que les nuits ne commencent à l’emporter progressivement sur les jours.
La Balance se situe elle aussi dans cet entre-deux en cherchant à lier ensemble deux pôles, à regarder les différents aspects d’une situation, à peser plutôt qu’à trancher trop vite et à trouver un point d’accord. C’est d’ailleurs ce qui explique son association traditionnelle avec la justice et les échanges. La balance permet de comparer en mesurant et de rechercher une forme de juste proportion.
Cette symbolique se retrouve très concrètement dans la saison des récoltes. Après avoir produit et récolté, il faut maintenant faire le point : qu’allons-nous conserver et sous quelle forme ?
Les grandes fêtes de cette période étaient également des moments où l’on se retrouvait pour commercer, conclure des accords, échanger des biens et entretenir les liens de la communauté. L’équilibre n’est donc pas seulement celui de la nature, il concerne aussi ce que chacun apporte, reçoit et partage avec les autres.
En astrologie, cette dimension relationnelle est particulièrement importante. La Balance est traditionnellement gouvernée par Vénus, planète associée à l’amour, à l’attirance, au plaisir, à la beauté et à l’art de créer du lien.
Dans certaines approches astrologiques, la Balance est rapprochée de la Maison VII, celle des relations, des associations et du lien à l’autre. J’aime particulièrement la manière dont Ketty Orain Ferella développe cette correspondance.
Elle imagine la Maison VII en astrologie, comme le boudoir du zodiaque, cet espace intime où l’on ne reçoit pas n’importe qui, mais les personnes avec lesquelles un lien de confiance s’est véritablement créé. Ce n’est pas une correspondance que l’on doit considérer comme une vérité absolue comme toujours dans ces domaines, mais une lecture symbolique que je trouve particulièrement parlante ici . Après l’affirmation individuelle du Bélier, l’axe de la Balance nous invite à regarder ce qui se passe dans la rencontre avec l’autre, dans les associations, les échanges et les liens que nous choisissons de construire. Quand on regarde aussi les relations, des associations et des partenariats, située en face de la Maison I qui représente le « moi ». La Maison VII et le Descendant nous invitent ainsi à regarder ce qui se passe lorsque nous sortons de notre seul point de vue pour rencontrer l’autre comme le partenaire, l’ami, l’associé, mais aussi celui avec qui nous devons trouver un terrain d’entente.
La Balance n’est donc pas simplement le signe qui « aime la paix », elle représente cette recherche parfois délicate d’un équilibre entre soi et l’autre, entre indépendance et association, entre ses propres besoins et ceux de la relation.
C’est aussi pour cela qu’on lui attribue volontiers le sens de la mesure, de la proportion et de l’esthétique. La Balance cherche ce qui s’accorde, ce qui se répond, ce qui permet aux différentes parties d’une composition de trouver leur juste place. Cela peut concerner une œuvre, une relation, un accord ou simplement la manière dont on organise sa vie. Mais cette recherche d’harmonie possède aussi son envers , vouloir considérer tous les points de vue peut rendre le choix plus difficile, et le désir de préserver l’équilibre peut parfois conduire à trop s’adapter à l’autre. La Balance n’est donc pas un équilibre figé et parfait, c’est plutôt un ajustement permanent.
Et finalement, c’est peut-être là que cette correspondance prend tout son sens pour Mabon. Après l’abondance et l’effervescence de la belle saison vient le temps de regarder ce qui a réellement été obtenu, de faire ses comptes, de trier, de conserver, de partager et de préparer la suite. L’axe Bélier–Balance ajoute encore une dimension à cette lecture, au printemps, le Soleil entre en Bélier et ouvre un cycle placé sous le signe de l’affirmation de soi et à l’automne, il entre en Balance et nous ramène vers la relation, l’échange et la recherche d’un équilibre avec ce qui nous entoure. Mabon devient alors un véritable moment de bilan.
2. La récolte, passer du champs de blé aux champs des possibles
La récolte est évidemment l’un des grands thèmes de Mabon, mais elle ne se limite pas aux fruits que l’on ramasse dans les champs ou dans les vergers. À cette période de l’année, une grande partie de ce qui a été semé au printemps et cultivé pendant les mois précédents arrive à maturité. Certaines récoltes sont déjà terminées, d’autres se poursuivent encore comme le raisin, les pommes, les poires, les noix, les châtaignes, les courges, légumes de garde…
Mabon se situe ainsi au cœur d’un processus qui a commencé bien avant lui. Et c’est peut-être justement ce qui rend la notion de récolte si intéressante car elle nous oblige à regarder ce qui a été fait avant et ce que nous en avons réellement obtenu.
Comme pour les récoltes, il faut parfois trier, sélectionner, laisser partir ce qui est abîmé ou inutile et prendre soin de ce qui pourra encore nous nourrir.
C’est aussi dans ce sens que l’on peut comprendre l’idée de « récolter ce que l’on a semé ». Nos choix ont des conséquences, favorables ou difficiles, et Mabon offre un moment propice pour les regarder en face sans nécessairement les juger. La Justice du tarot de Marseille illustre particulièrement bien cette idée, elle tient à la fois l’épée qui tranche et la balance qui pèse. Après l’action vient le moment d’en examiner les conséquences, de faire ses comptes et de déterminer ce qui doit continuer, être corrigé ou être abandonné. La récolte n’est donc pas uniquement une récompense, elle devient aussi le résultat de ce qui a été mis en mouvement auparavant.
Cette idée rejoint d’ailleurs la dimension très concrète de l’automne. Une fois l’abondance obtenue, il ne suffit pas de l’accumuler. Eheheh! et oui, il faut savoir quoi en faire. Constituer des réserves matériels qu’elles soient alimentaires, de bois ou financière, (gérer son budget, prévoir les dépenses de la saison froide et paf le gaz!), on en vient à mettre de côté ce qui sera nécessaire plus tard…
Dans le monde agricole comme dans notre vie quotidienne, l’abondance devient véritablement une ressource lorsqu’elle est pensée, conservée et utilisée à bon escient.
C’est pourquoi Mabon peut aussi être un moment pour faire le point sur nos ressources matérielles, mais également sur notre énergie, notre temps, nos connaissances ou nos relations. Parce qu’on repart tout doucement vers nous-même, on va rentrer peu à peu dans notre intérieur et c’est bien de laisser les choses lourdes derrières pour commencer ce nouveau programme de saison sombre.
Enfin, toute récolte porte en elle une invitation à la gratitude.
Derrière ce que nous avons entre les mains se trouvent notre propre travail, mais aussi celui des autres, les circonstances qui nous ont aidés, la terre qui a produit, les personnes qui ont partagé leur savoir ou leur aide.
Remercier ce qui nous a permis d’arriver jusqu’ici ne signifie pas considérer l’année comme parfaite, c’est plutôt reconnaître ce qui a été reçu avant de regarder vers la saison suivante.
« Bénies soit nos récoltes: celles qui nourriront notre corps, celle qui nourriront notre cœur, celle qui nourriront notre esprit. »
b)Divinités et figures associées
Les sabbats c’est l’occasion d’honorer des dieux, des déesses ou des archétypes, sur nos autels ou nos grimoires. Sans forcément vouloir en faire un culte pourquoi ne pas prendre le temps dans découvrir dans cette liste et prendre le temps toi-même de faire des recherches approfondies
1. Figures féminines
Déméter : Déesse grecque de l’agriculture, des moissons et de la fertilité
Hécate/Hékaté : Déesse grecque de la magie, de la sorcellerie, de la lune et des croisements.
Perséphone / Korê : Déesse grecque du Printemps et de la végétation. Elle deviendra reine des Enfers après son union avec Hadès.
Modron : Déesse celte de la fertilité et la maternité. Considérée dans la mythologie galloise comme la mère divine du Héros Mabon. (pas attestée comme déesse)
Epona : Déesse gallo-romaine protectrice des chevaux, des cavaliers et de l’abondance.
Junon : Déesse romaine de la maternité et du mariage. Reine des dieux en étant l’épouse de Jupiter (tout en étant aussi sa sœur)
Minerve : Déesse romaine de la sagesse, de la stratégie militaire, des arts et de l’artisanat.
Ishtar : Déesse babylonienne et assyrienne de l’amour, de la fertilité, de la sexualité et de la guerre.
Oya : Déesse orisha des tempêtes, du vent, de la foudre et de la transformation dans la tradition yoruba.
Oshun/ Ochùn : Déesse orisha des eaux douces, de l’amour, de la beauté et de la fertilité, dans la tradition yoruba et les religions afro-caribéennes.
La Déesse : dans le néo-paganisme est l’incarnation de la Lune, de la terre, de la fertilité et la création formant le pendant complémentaire du Dieu Cornu.
Morgane : Personnage majeur de la légende arthurienne est la soeur du roi Arthur. Dans les traditions modernes du paganisme on l’associe au passage vers l’ombre, la récolte et la sagesse intérieur. En lien avec Avalon et les Pommes Immortelles.
2. Figures masculines
Mabon : Personnage légendaire de la mythologie galloise, dont le nom et les attributs dériveraient du dieu celtique Maponos (dieu de la jeunesse).
Dionysos / Bacchus : Dieu grec/romain de la vigne, du vin, de la fête, du théâtre et de la démesure.
Hadès : Dieu grec des Enfers et du royaume des Morts, mari de Perséphone
Hermès : Dieu grec des voyageurs, des voleurs, du commerce et des troupeaux, ainsi que le messager des dieux.
Jupiter : Dieu romain, roi des dieux, maitre du ciel, du tonnerre et des éclairs, équivalent du Zeus grec.
Thor : Dieu nordique du tonnerre et de la fertilité.
Osiris : Dieu égyptien de la résurrection, de l’agriculture et du royaume des morts.
Thot : Dieu égyptien de la sagesse, de la mesure du temps et des scribes.
Vulcain : Dieu romain du feu, de la forge et du travail des métaux, équivalent du Héphaïstos grec
Homme vert : l’homme vert un motif sculptural et folklorique représentant un visage d’homme entouré ou constitué de feuillages, symbolisant la renaissance de la nature, la fertilité et le cycle des saisons
Le Dieu cornu : néo-paganisme incarnation du principe masculin, du soleil, de la faune et du cycle de la vie et de la mort formant le pendant complémentaire la Déesse
3. Archétypes
Dame de la récolte : Elle incarne l’abondance de la terre et les fruits arrivés à maturité. Lady of the harvest c’est la plus ancienne ouvrière durant la moisson pour mener les festivités avec le Lord of the Harvest.
Bébé de grain : Il symbolise la promesse d’un nouveau cycle cachée dans ce qui vient de mourir.
Guerrière : Elle incarne la force nécessaire pour défendre, préserver et traverser l’hiver.
Veuve éplorée : Elle représente le deuil de ce qui s’achève et l’acceptation de la perte.
Guerrier : Il symbolise l’action, l’effort et les choix qui ont conduit à la récolte.
Roi divin : Il représente l’abondance, l’ordre et la responsabilité de veiller sur la communauté.
Dieu / Roi mourant : Il incarne le déclin nécessaire d’un cycle et le sacrifice qui permet au suivant de naître.
Seigneur de la récolte : Il symbolise les fruits du travail accompli et la sagesse nécessaire pour en faire bon usage. The lord of de harvest, généralement le maitre du champs récolté.
c)Monde naturel et folklore
1. Animaux
Renard: Figure de ruse et d’adaptation dans une grande partie de l’imaginaire européen, il rappelle que l’intelligence ne consiste pas toujours à être le plus fort, mais parfois à savoir contourner l’obstacle. Le renard possède une tradition symbolique extrêmement riche, notamment dans les fables et la littérature médiévale. Il fait partie de ces animaux au pelage flamboyant qu’on associe au forêt d’automne. Son lien plus symbolique à l’automne vient aussi du fait que c’est un animal qui vit au seuil de la nuit.
Écureuil: Petit animal prévoyant par excellence, il évoque la constitution des réserves et la sagesse très concrète qui consiste à penser à ce dont on aura besoin lorsque l’abondance aura disparu.
Cerf: Dans Culhwch ac Olwen, le cerf fait partie des animaux les plus anciens que les compagnons d’Arthur interrogent pour retrouver Mabon. Sa très grande longévité en fait ici une figure de mémoire et de temps accumulé. Associé aux forêts, aux cycles naturels et à la chasse, il évoque le passage de la saison lumineuse vers la période sombre.
Biche: Pendant féminin du cerf, elle peut évoquer une force plus discrète et réceptive, liée à la vigilance, à la sensibilité et au rapport instinctif au monde sauvage.
Sanglier: Animal de puissance et de confrontation dans les traditions celtiques, il prend une dimension particulière dans Culhwch ac Olwen avec le sanglier merveilleux Twrch Trwyth, dont la chasse constitue l’une des grandes épreuves du récit. Il vient à l’esprit quand on pense à la forêt sauvage et à la chasse. Il est un symbole d’ancrage et de protection.
Cheval: Animal profondément présent dans les cultures celtiques, notamment à travers Épona, il associe force, mouvement, voyage et relation entre l’humain et le monde sauvage. Il peut ainsi représenter la capacité à avancer et à franchir les passages.
Saumon: Dans Culhwch ac Olwen, le très ancien saumon de Llyn Llyw est celui qui sait finalement où Mabon est retenu prisonnier. Il devient ainsi une belle figure de mémoire et de connaissance qui remonte à la source. Il représente aussi la sagesse en se souvenant du passé pour entrapercevoir l’avenir.
Oie: Animal migrateur et grégaire, elle peut symboliser le mouvement cyclique, le retour et la nécessité de savoir quand partir pour traverser une saison nouvelle. Elle était dans certaines régions notamment en Écosse élevée d’une certaine façon pour être manger pour les banquet après les récoltes.
Chouette: Dans le récit gallois des anciens animaux, la chouette est présentée comme plus ancienne encore que les autres animaux interrogés. Elle est ainsi une figure de sagesse et de connaissance acquise avec le temps, en lien avec la déesse grecque Athéna. Dans certaines traditions on la voit comme l’oiseau de la transition vers l’introspection , rappelons-nous que c’est un animal nyctalope (qui voit dans le noir).
Aigle: L’aigle de Gwernabwy est l’un des anciens animaux interrogés pour retrouver Mabon. Il représente ici une connaissance acquise en traversant les âges et une capacité à prendre de la hauteur sur ce qui nous échappe grâce à la vue mais aussi à son intuition.
Merle: Le merle de Cilgwri appartient lui aussi à cette chaîne des « anciens du monde » qui mène jusqu’à Mabon. Il peut ainsi évoquer la mémoire du vivant et la transmission d’une connaissance que les humains ont oubliée.
2. Créatures et folklore forestier
Dryades: Esprits féminins des arbres dans la mythologie grecque, elles évoquent le lien profond entre le vivant, les arbres et les cycles de la nature.
Hamadryades: Liées à un arbre particulier et partageant son destin, elles symbolisent l’interdépendance entre un être vivant et le milieu qui le fait vivre.
Fées: Figures des mondes merveilleux et des lieux sauvages, elles représentent ce qui demeure invisible derrière le monde ordinaire et l’émerveillement que l’on peut encore lui porter.
Lutins: Esprits malicieux des traditions européennes, ils incarnent le caractère imprévisible de la nature et la nécessité de ne pas toujours vouloir tout contrôler.
Gnomes: Associés dans l’imaginaire moderne à la terre et aux profondeurs, ils évoquent ce qui travaille discrètement sous la surface avant de se manifester au grand jour.
Géants: Présents dans de nombreuses mythologies européennes, ils représentent les forces anciennes et démesurées du monde, celles qui existaient avant nous et nous survivront.
Ogres: Figures des contes populaires, ils incarnent la face dévorante et menaçante de l’abondance, ce qui nourrit peut aussi devenir ce qui engloutit.
Loup-garou : Figure de la métamorphose et du passage entre l’humain et l’animal, il symbolise la part instinctive et sauvage qui échappe aux frontières que nous nous imposons. On le trouve en lien avec Mabon pour l’image de la bascule avec les forces de la nuit et par extension les forces sombres.
3. Forêt et automne
Forêt mythique: Depuis les récits anciens, la forêt est un lieu de passage et d’épreuves, où l’on quitte le monde connu pour rencontrer ce que l’on ne maîtrise pas encore.
Forêt magique : Dans l’imaginaire populaire, la forêt est l’espace où l’ordinaire peut basculer dans le merveilleux, comme si l’éloignement du monde humain rendait possible d’autres rencontres.
Champignons: Surgissant parfois presque mystérieusement du sol et participant à la décomposition comme à la renaissance de la matière, ils évoquent les cycles invisibles qui transforment la mort en nouvelle vie.
Arbres: Piliers du monde forestier, ils incarnent la durée, l’enracinement et le lien entre les profondeurs de la terre et le monde qui s’élève vers le ciel. Pour la saison en astrologie celtique on trouve l’olivier, le noisetier, le cormier (ou sorbier) et l’érable.
Ancrage forestier: Prendre le temps de marcher, observer, toucher l’écorce, écouter les sons et sentir le sol sous ses pieds permet de retrouver une relation très concrète au vivant et au rythme des saisons.
II Les correspondances de Mabon
Tu veux faire un autel, décorer ta maison, t’habiller, manger étudier, utiliser, … voici une liste de tout ce qui peut t’être utile pour vivre le sabbat comme tu as envie.
a) Couleurs : vive les couleurs de l’Automne!!!
Brun : Couleur de la terre, du bois et des feuilles mortes, le brun évoque l’ancrage, la matière et le retour progressif de la nature vers le sol. Dans les correspondances symboliques, on lui associe également l’argent, la chance, l’équilibre, la facilité, le foyer, la justice, la longévité la protection et la santé.
Jaune: Couleur des feuilles qui changent et des dernières lumières de la saison, le jaune rappelle l’or de la récolte et l’abondance arrivée à maturité. Il évoque également le bonheur, le changement,la créativité, la lumière ,l’optimisme et le réconfort. Il est pâle à Ostara, il flamboie à Litha, devient Or à Lughnasadh pour se teinter de reflets orangés à Mabon.
Orange: Entre le feu et la terre, l’orange évoque la chaleur qui demeure alors que la saison froide approche, ainsi que les fruits et les courges de l’automne. On lui associe également l’action, la chaleur, la chance, l’équilibre, la fertilité, la gentillesse, l’optimisme et la stimulation.
Rouge: Rouge des baies, des dernières fleurs et des feuillages flamboyants, il porte une symbolique de vitalité, de transformation et de passage vers la saison sombre. Il évoque aussi l’action, le changement, la créativité, la passion, la protection, la sagesse et ici la vitalité comme une promesse pour le prochain cycle.
Vert: Même lorsque l’automne commence à gagner du terrain, le vert rappelle que la vie ne disparaît pas : elle ralentit, se retire ou se prépare sous une autre forme. Il est également associé à l’amour, la croissance, la fertilité, la générosité, la guérison, l’harmonie et la renaissance.
Violet / Pourpre: Le violet, et plus particulièrement le pourpre dans ses teintes profondes, accompagne naturellement l’automne à travers les baies, certains fruits arrivés à maturité et les couleurs qui apparaissent lorsque la lumière décline. Traditionnellement associé au mystère et au spirituel dans de nombreux imaginaires, il peut symboliser le passage vers une période plus intérieure pendant que la nature se retire peu à peu, nous pouvons nous aussi nous tourner davantage vers l’introspection et la spiritualité. On l’associe à la concentration, l’intuition, la prise de conscience, la protection, le travail sur soi et la vérité.
Ocre: Teinte de la terre, des feuilles sèches et des paysages automnaux, l’ocre évoque la maturité, le vieillissement naturel et la beauté de ce qui commence à se faner.
Or: Couleur de la lumière automnale et des récoltes précieuses, l’or évoque l’abondance, la valeur de ce qui a été obtenu et la lumière qui décline sans avoir encore disparu. On le relie à l’attraction, la confiance en soi, le foyer, la prospérité, la réussite et la sécurité.
b) Plantes
Achillée (Achillea millefolium): Associée traditionnellement aux usages médicinaux et à la protection, l’achillée évoque ici le soin, la résistance et la capacité à prendre soin de soi comme des autres.
Benjoin (Styrax benzoin): Cette résine aromatique est associée à la purification, à la concentration et à la prospérité ; son parfum chaud et mystérieux accompagne particulièrement bien cette période de transition entre lumière et saison sombre.
Échinacée (Echinacea purpurea): Connue pour ses usages médicinaux traditionnels, elle symbolise la guérison, le renforcement et la capacité à retrouver ses forces.
Gland: Fruit du chêne et promesse d’un arbre futur, le gland évoque à la fois la prospérité, la chance, la fertilité, la justice, la projection, a protection et la continuité de la vie au-delà du cycle qui s’achève.
Hysope (Hyssopus officinalis): Plante traditionnellement associée à la purification et aux usages médicinaux, elle représente le nettoyage, le renouvellement et le passage vers une nouvelle étape.
Laurier (Laurus nobilis): Consacré notamment à Apollon dans l’Antiquité grecque, le laurier est associé au courage, à la valeur et à la victoire, mais aussi à la reconnaissance de ce qui a été accompli. Sans oublié le lien avec la poésie et toujours Apollon les trois plus grand poète italien Dante, Boccace et Pétrarque sont représente avec la couronne de laurier.
Lierre (Hedera helix): Toujours vert alors que les arbres alentour se dépouillent, le lierre évoque l’attachement, la persistance et la continuité. Ses associations symboliques touchent également à l’amour, à la protection et aux présages.
Myrrhe (Commiphora myrrha): Résine précieuse utilisée depuis l’Antiquité dans les parfums, les soins et les pratiques religieuses, la myrrhe évoque la purification, la dévotion et le passage entre le monde visible et le monde sacré.
Sauge (Salvia officinalis): Plante emblématique des pratiques de purification, la sauge est associée à la protection, au nettoyage symbolique et à la spiritualité.
Sceau de Salomon (Polygonatum odoratum): Dans les traditions ésotériques qui lui attribuent ce nom, il est associé à la protection, à la purification et à l’éloignement des influences indésirables.
Tabac (Nicotiana tabacum): Dans certaines traditions rituelles amérindiennes, le tabac occupe une place particulière dans les relations avec les ancêtres, la terre et le monde spirituel ; il peut ainsi évoquer l’offrande, la purification et le lien entre les mondes. On retrouve aussi assez souvent le tabac dans des dévotions à la Santa Muerte.
Vigne (Vitis vinifera): De la récolte du raisin à la transformation du fruit en vin, la vigne représente un passage de la matière à une autre forme de réalité. Dans l’Égypte ancienne, le vin était notamment utilisé dans les rites et les offrandes et pouvait être associé à la revitalisation et à la renaissance.
Grenade (Punica granatum): Fruit de la fécondité et de l’abondance, la grenade est aussi profondément liée à Perséphone car dans le mythe, quelques graines mangées aux Enfers la rattachent au royaume d’Hadès et au cycle des saisons. Présente également dans les pratiques funéraires grecques, elle devient ainsi une belle image du passage entre vie, mort et renaissance.
Ronce (Rubus fruticosus): Avec ses fruits généreux et ses épines qui défendent farouchement l’accès au buisson, la ronce évoque à la fois la résilience, l’abondance et la nécessité de poser des limites. Le folklore britannique raconte en outre que le diable, précipité du ciel, serait tombé dans un roncier et aurait maudit les mûres après la Saint-Michel, le 29 septembre.
Genévrier (Juniperus communis) : Associé depuis longtemps à des usages de purification et de protection, le genévrier évoque le nettoyage, la résistance et la capacité à traverser les périodes difficiles en conservant ses forces.
c) Arbres
Chêne (Quercus): Arbre de force, de longévité et de stabilité, le chêne est associé depuis longtemps aux traditions celtiques et au monde druidique. Dans les correspondances ésotériques, il évoque également la chance, la fertilité, la protection, la santé et la prospérité. Pour certains il devient symbole aussi de justice avec Saint Louis exerçant la justice sous un chêne.
Érable (Acer): Avec ses couleurs flamboyantes qui accompagnent le changement de saison(moi je rêve d’aller au canada à l’automne), l’érable incarne naturellement la transformation et le passage vers l’automne. Il est aussi associé à l’abondance, à l’amour, à l’équilibre et à la prospérité.
Frêne(Fraxinus): Dans la mythologie nordique, Yggdrasil est un immense frêne reliant les différents mondes, ce qui en fait un symbole de lien entre le visible et l’invisible. Les correspondances ésotériques lui attribuent également la protection, la santé et la prospérité.
Sureau (Sambucus): Entouré de nombreuses croyances populaires, le sureau est parfois considéré comme un arbre habité ou protecteur, à la frontière entre le monde domestique et le monde invisible. Il est associé à la guérison, à la prospérité et au sommeil.
Pommier (Malus): Fruit de connaissance et de révélation dans l’imaginaire occidental, la pomme est intimement liée au fruit défendu de la Genèse, même si le texte biblique ne précise jamais qu’il s’agit d’une pomme. Associée à la connaissance, à la découverte de ce qui était caché et à la divination, à la sexualité. Elle trouve naturellement sa place dans un sabbat placé sous le signe du bilan et du passage vers une saison plus intérieure. Coupe une pomme en deux et tu comprendras pourquoi le Malus fait pas partie de tous les sabbats.
Noisetier (Corylus) : Dans la tradition irlandaise, la noisette est associée à la sagesse et à la connaissance dans une légende (Finn Mac Cumaill et le saumon du savoir) les neuf noisetiers de la source de sagesse nourrissent le saumon qui acquiert leur savoir. Le noisetier devient ainsi un symbole de connaissance, d’inspiration et de compréhension des choses cachées. Le noisetier serait également associé à la tradition druidique et à l’Ogham, cet ancien système d’écriture dont le bois pouvait servir de support pour graver les signes.
Marronnier (Aesculus hippocastanum): Avec ses bogues et ses fruits qui tombent au début de l’automne, le marronnier accompagne naturellement la saison des récoltes et évoque l’abondance, la protection et la force qui se prépare à traverser l’hiver.
Châtaignier (Castanea): Arbre profondément lié aux récoltes automnales dans de nombreuses régions européennes, le châtaignier représente une forme d’abondance simple et nourricière. Ses fruits peuvent être conservés et constituer une ressource précieuse lorsque la saison froide arrive. Mais attention on ne ramasse jamais de châtaignes sans avoir à qui appartient l’arbre (va voir en Lozère ou en Ardèche ce qu’ils vont te dire)
Champignons (Fungi /Mycota): Cèpes, morilles, pleurotes et autres espèces apparaissent ou se récoltent dans les sous-bois au fil des saisons. Ils appartiennent ainsi pleinement à l’imaginaire de la forêt automnale et de ses trésors cachés. Leur apparition soudaine leur a également valu une place dans les croyances et pratiques liées aux mondes invisibles. L’amanite tue-mouches, notamment, a été associée dans certaines traditions chamaniques à des états de conscience modifiés, mais elle est toxique et ne doit pas être consommée. Les champignons comestibles, comme les cèpes ou les morilles, évoquent quant à eux très concrètement la récolte, l’abondance et ce que la forêt offre à celui qui sait l’observer.
d) Fleurs
Chrysanthème (Chrysanthemum): Fleur emblématique de la fin de l’année, le chrysanthème accompagne naturellement Mabon et les dernières floraisons avant la saison froide. Il symbolise le bonheur, l’amour, la force, l’innocence et la vérité, mais aussi la protection et la chance. Il peut représenter la lumière et la joie que l’on choisit de préserver alors que les jours raccourcissent.
Œillet (Dianthus): Avec ses couleurs éclatantes, l’œillet apporte une note de vitalité à cette période de transition. Il est associé au bien-être, au calme, à la guérison, mais aussi à la protection, à la connaissance et au renouveau. Certaines traditions magiques lui attribuent également un rôle protecteur contre les influences néfastes. Il symbolise ce que l’on choisit de préserver et de faire grandir malgré l’entrée dans la saison sombre.
Souci/Calendula (Calendula officinalis): Le souci officinal, avec ses fleurs jaunes et orangées, semble conserver un peu du soleil de l’été. Il est associé à la protection, la joie, la guérison, la prospérité, la confiance, les rêves et la divination. Il représente cette lumière que l’on emporte avec soi lorsque les jours commencent à décliner.
Tournesol (Helianthus annuus): Avec sa couleur dorée et ses graines arrivées à maturité, le tournesol évoque naturellement l’abondance et la lumière de Mabon. Il est associé à la sagesse, à la spiritualité, à la fertilité, à l’harmonie, au lâcher-prise, aux rêves et au travail intérieur. Il rappelle surtout qu’après avoir grandi et fleuri vient le temps de récolter les graines qui permettront au cycle de recommencer.
Passiflore (Passiflora): La passiflore fleurit jusqu’aux premiers gels et accompagne donc les dernières floraisons de l’année. Associée au calme, au bien-être, au sommeil, à l’harmonie et au travail onirique, elle est également reliée symboliquement à Vénus et à la Balance. Elle trouve ainsi naturellement sa place à Mabon, au moment où l’équinoxe invite à retrouver l’équilibre avant que la nuit ne prenne progressivement le dessus.
Mauve (Malva): La mauve accompagne les premiers frimas et est traditionnellement utilisée en infusion, notamment pour apaiser les irritations de la gorge. Dans les correspondances magiques contemporaines, elle est associée à l’amour, à la paix, à la protection douce, à l’harmonie et aux rêves. Elle évoque parfaitement la douceur et le soin que l’on s’accorde lorsque vient le temps de ralentir et de se préparer à l’hiver.
Aster (Aster): Fleur de l’automne par excellence, l’aster est associé dans une légende à Astrée. Attristée par le sort réservé aux humains par le déluge envoyé par Zeus, ses larmes versées seraient devenues des fleurs en touchant la terre. Il évoque ainsi la compassion, l’amour et la beauté qui peut naître du chagrin.
e) Pierres et cristaux
Ambre: chaleur, lumière conservée, vitalité et souvenir des beaux jours qui s’éloignent.
Citrine joie, confiance, douceur et chaleur intérieure, comme une dernière lumière avant la saison sombre.
Grenat: vitalité, force, persévérance et énergie pour traverser la période où la lumière diminue.
Hématite: ancrage, stabilité, protection et force intérieure, pour rester solidement enraciné lorsque le cycle change.
Jaspe rouge: terre, courage, vitalité et endurance. Une pierre qui rappelle la force tranquille du monde vivant avant son repos hivernal.
Quartz fumé: ancrage, transition, détachement et retour à l’essentiel, en écho au mouvement de la nature vers la terre.
Tourmaline noire: protection, enracinement et passage. Elle accompagne symboliquement l’entrée dans la période plus intérieure de l’année.
Bronzite : stabilité, calme, force discrète et préparation concrète, dans l’esprit des réserves que l’on constitue avant l’hiver.
Cristal de roche: clarté, intention et amplificateur des choses qu’elle accompagne.
À ces pierres j’ajoute, comme toujours , la pierre de lune et la pierre de soleil : la première représentant symboliquement la Déesse, la seconde le Dieu.
f) Métaux
Cuivre: Associé à Vénus, le cuivre évoque l’harmonie, la beauté, les relations et l’équilibre. Il trouve naturellement sa place à Mabon, où l’équinoxe invite à faire le point sur nos échanges, nos liens et ce qui possède réellement de la valeur à nos yeux.
Fer: Associé à Mars, le fer représente la force, l’action, le courage et la capacité à trancher. À Mabon, il peut symboliser la décision nécessaire après la récolte, savoir ce que l’on conserve, ce que l’on abandonne et ce que l’on doit avoir le courage de changer.
Or: Associé au Soleil, l’or évoque la lumière, la valeur, la maturité et l’accomplissement. Sa couleur rappelle également les récoltes et les feuillages d’automne, faisant de lui un symbole particulièrement naturel de l’abondance arrivée à maturité avant le déclin progressif de la lumière.
Antimoine: Très présent dans la littérature alchimique, l’antimoine est notamment associé aux processus de purification, de transformation et à son affinité avec l’or. À Mabon, il peut représenter le travail qui commence après la récolte, celui de trier, transformer et purifier ce que l’année nous a apporté pour n’en conserver que ce qui pourra nous être véritablement utile.(attention à ne pas consommer et manipuler avec beaucoup de précaution, hautement toxique)
g) Parfums / encens
Cèdre (Cedrus): Associé au Soleil il représente le courage, la croissance, la détermination,la réussite, la richesse, la purification, la protection, la longévité et la justice. Le cèdre possède également une forte dimension spirituelle et méditative. Son parfum boisé évoque la stabilité et l’ancrage. À Mabon, il peut symboliser ce qui nous permet de rester solides lorsque le cycle change, tout en regardant avec lucidité ce que nous avons construit.
Cannelle (Cinnamomun): Chaleureuse et stimulante, la cannelle est associée traditionnellement au Soleil. Elle liée à l’accroissement, à la chance, à la prospérité, à la clairvoyance, à la protection, à la sécurité, à la vision et à l’équilibre intérieur. Elle évoque aussi l’énergie, la vitalité et la sensualité. À Mabon, elle apporte symboliquement la chaleur et la force nécessaires pour entrer dans la saison froide tout en faisant fructifier ce qui a été récolté. On distingue la véritable cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum) de la cannelle de Chine ou cassia (Cinnamomum cassia).
Clou de girofle (Syzygium): Associé à Jupiter et à l’élément Feu en général. Il porte des symboliques de protection, de courage, de mémoire, de connaissance et de prospérité. Son parfum puissant peut ainsi accompagner le travail de bilan et d’introspection propre à Mabon pour se souvenir, peut-être aussi comprendre ce que l’année nous a appris et trouver le courage d’affronter ce qui doit changer.
Benjoin: Avec son parfum chaud, doux et vanillé, le benjoin est traditionnellement utilisé la purification, à la prospérité, à l’équilibre, à la concentration, à l’énergie et à la protection du foyer. Il est associé à Mercure et au travail de l’esprit. À Mabon, il trouve naturellement sa place dans cette idée de protéger son espace, ses ressources et ce que l’on souhaite conserver durant la saison froide.
Myrrhe: Résine précieuse et profondément liée aux pratiques religieuses depuis l’Antiquité, associé à Saturne. La myrrhe est reliée à la spiritualité, à la purification, à la prospérité, à l’amour, à la conscience, à la réussite et au travail intérieur. Son parfum riche et amer invite davantage au recueillement qu’à l’exubérance. À Mabon, elle accompagne particulièrement bien le passage vers une période plus intérieure, ainsi que la gratitude pour ce qui a été reçu et l’acceptation de ce qui doit être laissé derrière soi.
Oliban (Boswellia carterii): Encore un relié au Soleil. Utilisé depuis des siècles dans les pratiques religieuses et méditatives, l’oliban est associé à la spiritualité, à la gratitude, à la consécration, à la purification, à la transformation, au renouveau, à l’illumination et à la force. Sa présence sur un autel peut ainsi donner une dimension solennelle au moment de Mabon pour remercier pour la récolte, honorer le chemin parcouru et marquer symboliquement la fin d’un cycle.
Pin (Pinnus Sylvestris): Son parfum frais et résineux évoque immédiatement la forêt et la nature qui demeure vivante alors que l’automne avance. Il est associé à Mars. Il se retrouve dans les usages de purification, de protection, d’abondance, de prospérité, de croissance, lié également à la sagesse, à la longévité, à la transformation, à la réconciliation et à la capacité de se relever. À Mabon, le pin rappelle que le retrait de la nature n’est pas une disparition, mais une autre manière de poursuivre le cycle.
Poivre noir (Piper nigrum): Associé à Mars et au Feu, le poivre noir évoque la vivacité intellectuelle, l’énergie, le courage, la motivation, la protection et la capacité d’agir. Il peut trouver sa place à Mabon lorsque le bilan de l’année ne consiste pas seulement à regarder ce qui a été accompli, mais aussi à décider ce que l’on fera ensuite. Son caractère piquant rappelle que l’entrée dans une nouvelle saison demande parfois de l’élan et du courage.
h) Aliments
Ici, je me permet de ne faire qu’une simple liste d’aliments de saison et qu’on retrouve traditionnellement sur les tables pendant ces périodes de festivité, cela fait partie comme tous ce qui est citer ici d’offrande sur votre autel .
• À manger
Blé, Orge, Avoine, Seigle, Maïs, Courge, Carotte, Champignon, Pomme, Raisin, Chataigne, Noix, Noisette, Oignon, Pomme de terre, Grenade, Mûre, Poire, Figue. Gibier (saison de la chasse), Oie
• À boire
Bière, Cidre, Vin, Hydromel, Eau
• Idées de recettes ou de préparation à faire pour le sabbat ou en ce moment:
Boissons
Jus de fruits d’automne épicé, Boisson chaude à la châtaigne, Tisane ou infusion aux plantes et épices de saison
Pains, brioches et galettes
Michaelmas Bannock / Struan (Écosse), Bannock de la Saint-Michel aux fruits secs, raisins ou mûres ou même nature, Pain d’orge, Pain d’avoine, Pain aux céréales, orge, avoine, seigle, Pain aux noix et aux graines, Pain au miel, Galettes d’avoine écossaises, Pain ou galettes aux graines de courge, de tournesol, de pavot et de lin.
Entrées, tartines et petites choses à partager
Pain aux graines accompagné de beurre, fromage ou tartinade, Noix épicées rôties, Profiteroles au chèvre et aux herbes, Tartines de pain rustique aux champignons, Tartines aux pommes, fromage et noix, Fruits à l’aigre-doux, Champignons rôtis ou marinés, Fromages accompagnés de noix, pommes, poires ou raisins.
Plats
Velouté de champignons, Velouté de courge ou de potiron, Légumes d’automne rôtis au four, Risotto aux champignons, Tarte rustique aux champignons et aux noix, Tourte aux pommes de terre, Pommes de terre à la bretonne, Courge farcie aux céréales, champignons et noix, Gratin de courge et pommes de terre, Plat de céréales et légumes d’automne, Oie de la Saint-Michel.
Desserts, gâteaux et petits biscuits
Pommes au four, Compote de pommes et de poires, Beurre de pommes, Tarte aux pommes, Tarte aux mûres, Petit flan au potiron, Gâteau aux pommes et aux noix, Gâteau aux châtaignes, Crêpes à la châtaigne, Gâteau aux fruits secs, Biscuits aux noix ou aux épices, Pain d’épices, Frangipane, Gâteau de la Clairvoyante.
Confiseries et préparations sucrées
Pâte de coing, Beurre de pommes, Gelée de pomme, Gelée de mûres, Confiture de mûres, Confiture de pommes, Pommes caramélisées, Noix ou noisettes caramélisées, Fruits secs et fruits à coque rôtis au miel, Châtaignes grillées, Châtaignes confites.
Conserves et réserves
Compotes, Confitures, Gelées, Fruits séchés, Fruits à l’eau-de-vie, Légumes en bocaux, Pickles, Chutneys, Conserves de champignons, Noix et noisettes conservées.
Liqueurs et préparations alcoolisées
Liqueur de châtaigne,Liqueur de noix, Liqueur de poire, Liqueur de prune, Fruits à l’eau-de-vie.
III Symboles
1. Symboles agricoles
Gerbe: La gerbe rassemble ce qui a été récolté avec plusieurs tiges qui, séparément, ne représentent qu’une partie de la récolte, mais qui réunies deviennent une réserve visible. Elle reprend ainsi plusieurs des grands thèmes de Mabon avec l’abondance, le travail accompli, les rassemblements et la reconnaissance de ce qui a été obtenu.
Dernière gerbe: La dernière gerbe marque symboliquement l’achèvement de la récolte. Elle fait écho à cette idée de fin de cycle déjà rencontrée avec Mabon qui serait de regarder ce qui est arrivé à maturité avant de préparer ce qui vient ensuite.
Grain: Le grain porte à lui seul tout le cycle agricole, il est le résultat de la récolte, mais aussi la promesse de la prochaine. Une partie sera consommée, une autre transformée en farine ou en pain, et une autre encore conservée pour être semée pour recommencer le cycle. il rejoint ainsi notre réflexion sur les réserves et ce que nous choisissons de conserver pour l’avenir.
Poupée de grain, de paille: Fabriquée à partir des tiges ou des épis récoltés qu’on va plier ou tresser, la poupée de grain transforme une partie de la récolte en représentation symbolique de celle-ci. Une fois réaliser on la gardera à l’intérieur pour conserver selon les croyances l’esprit du grain pour qu’il puisse revenir l’année prochaine.
Épouvantail: Figure humaine installée dans les champs pour éloigner les oiseaux et protéger les cultures. L’épouvantail rappelle que la récolte doit être préservée jusqu’à son terme. Il complète donc naturellement les symboles de Mabon liés à la protection des ressources et à la conservation de ce qui a été obtenu. Sa forme humaine le rapproche également de la poupée de grain, mais là où celle-ci peut représenter la récolte elle-même, l’épouvantail veille sur elle.
Panier: Le panier est l’image très concrète de la récolte rassemblée et transportée. Il rappelle que l’abondance n’a de sens que lorsqu’elle peut être recueillie, partagée, transformée ou mise en réserve . Il rejoint ainsi directement tout ce que nous avons déjà développé autour de la gestion des ressources. Il y a le lien avec la nourriture que ce soit un panier qu’on prend pour aller à la cueillette ou celui qu’on emmène au marcher, le retour à la maison avec son panier dans les deux cas remplis de vivre symbolise l’abondance.
Corne d’abondance: Héritée de l’imaginaire gréco-romain de la cornucopia, la corne d’abondance représente une profusion de fruits, de céréales et de richesses. Il y a avec elle l’idée de denrée sans fin.
Faux: Outil de moisson, la faux évoque d’abord le travail nécessaire pour obtenir la récolte (quelques soit la nature de la récolte et la nature du travail effectué). Dans l’imaginaire symbolique moderne, elle peut également représenter la coupe, la fin d’un cycle et le passage d’un état à un autre. Elle rejoint ainsi notre réflexion sur la Justice. Après avoir agi et fait pousser, vient le moment de couper, de trancher et de décider ce qui doit être conservé ou laissé derrière soi. Son association aux figures du moissonneur et, plus tard, de la Mort appartient toutefois à des couches symboliques différentes qu’il ne faut pas confondre.
Faucille / boline : Plus petite que la faux, la faucille est également un outil de récolte et de coupe. Elle possède en outre une place importante dans l’imaginaire moderne de la sorcellerie, notamment sous la forme de la boline, souvent décrite comme un couteau rituel destiné aux travaux pratiques.
2. Symboles de l’automne
Feuilles : changement, cycle, détachement, retour à la terre
Couronnes : récolte, cycle, unité, abondance
Guirlandes: récolte, rassemblement, célébration
Feu : lumière, chaleur, transformation, protection
Lune: cycles, intériorité, nuit, passage vers la saison sombreSoleil couchant : déclin de la lumière, transition, fin de cycle, passage vers la saison sombre, beauté de l’impermanence
3. Symboles religieux / ésotériques
Pentacle: C’est un objet de rituel qui représente la terre (et par extension la matière) et ce qui a été concrètement produit ou acquis.
Balance / Justice: L’équilibre entre la lumière et l’obscurité, mais aussi le bilan, la mesure et les conséquences de ce qui a été entrepris.
Épée: Le discernement et la capacité à trancher.
Roue: Le cycle, le temps qui passe et la succession des saisons.
Monde: L’accomplissement d’un cycle et l’intégration de ce qui a été vécu.
Impératrice: La fécondité, la production, l’abondance et la nourriture. la Terre Nourricière qui offre ses fruits.
Pendu: La suspension, le changement de perspective et le lâcher-prise. Il peut accompagner symboliquement le passage de la période d’activité et d’expansion vers une saison plus intérieure, où l’on accepte de ralentir, d’observer et de laisser certaines choses suivre leur propre transformation.
IV Lune des moissons
La Lune des moissons, ou Harvest Moon, est le nom donné à la pleine lune la plus proche de l’équinoxe d’automne.
Elle se distingue par un phénomène astronomique particulier, quand on approche de l’équinoxe, la Lune se lève plusieurs soirs de suite avec un décalage plus faible que d’ordinaire, offrant ainsi davantage de lumière après le coucher du Soleil. Cette particularité a longtemps été précieuse pour les sociétés agricoles qui pouvaient poursuivre les travaux de récolte à la tombée de la nuit tout en pouvant y voir encore un peu.
Le nom anglais Harvest Moon signifie littéralement « Lune des moissons ». Il est lié au calendrier agricole et à la période des récoltes plutôt qu’à une origine exclusivement religieuse ou païenne. Le terme est attesté en anglais dès le début du XVIIIe siècle, notamment sous la forme harvest moon en 1704.
La Lune des moissons n’a donc pas de date fixe pour 2026, elle aura lieu le 26 septembre. Et oui avec le temps et les calendriers, il y a un décalage avec le soleil par rapport aux saisons du calendriers comme on nous apprend à l’école. Je l’ai fait en très grossier mais c’est ce qu’on appelle la précession des équinoxes.
Dans son contexte historique, la Lune des moissons appartient avant tout au calendrier pratique des sociétés agricoles.
Dans la spiritualité païenne contemporaine, elle est naturellement rapprochée de Mabon et de l’équinoxe d’automne. Elle est donc naturellement intégrée à la pratique magique saisonnière, en la reliant aux thèmes de la récolte, de la gratitude, de l’abondance et de la préparation à la saison sombre.
La Lune des moissons reprend finalement sous une forme céleste tout ce que nous avons déjà rencontré dans les symboles de Mabon. Ce qui a été semé arrive à maturité, la récolte doit être reconnue et mise à profit, puis les réserves doivent être constituées avant l’hiver. Dans une lecture plus intérieure, elle devient ainsi une invitation à regarder ce que nous avons nous-mêmes fait pousser au cours de l’année, ce que nous pouvons conserver, ce que nous devons laisser partir et ce qui pourra encore nous nourrir lorsque la lumière commencera à décliner. Cette lecture appartient à l’ésotérisme contemporain plutôt qu’à une tradition ancienne unique.
V Pratiques et célébration
Nous avons largement parlé des cueillettes, conserves et festin, mais je peux encore partager quelques idées d’activité, de rituels à faire seul ou à plusieurs. Ces propositions sont des suggestions aussi bien pour le sabbat que pour la saison.
a) Nature et extérieur
- Se promener à la campagne, en forêt et même pour les citadins dans des parcs. Prendre le temps de voir la nature changer de couleurs en prenant l’air.
- Ramasser des feuilles, des cailloux des graines, je te donne des idées à faire dans la partie suivante.
- Préparer le jardin pour l’hiver.
- Faire un feu de joie avec toutes les feuilles mortes que tu as ramasser tant qu’à faire.
- Bien sûr sans prendre de risque, ramasser des champignons, on oublie pas les règles de base, si on n’est pas sur on laisse.
b) Artisanat
Avec tout ce que tu as ramassé dehors (attention ramassé pas arraché) tu as sûrement de quoi réaliser de superbe objet pour vos autels ou décorer la maison et tout simplement passer du temps avec les enfants.
- Poupée de grain: tresser des brins de pailles de façon simple ou devenir un pro du vannage.
- Guirlande, Couronne avec branche feuilles mortes, gland, graine de maïs et tout ce petites choses qu’on au trouvé en se promenant.
- Land art, c’est un véritable mouvement artistique qui à débuter dans les années 60. L’idée c’est de sortir l’art des musée et de créer en extérieur des oeuvres qui pourront évoluer ou se modifier sans abimer l’environnement (on évite de faire une digue dans une rivière ou d’abimer une haie qui abrite de la biodiversité: construction de crop de pierre, un mandala de feuille, une cabane pour insecte ou oiseau, …. On ne travaille qu’avec des choses naturelles qui ouvrent à une expérience visuelle ou sensorielle en harmonie avec la nature.
- Herbier :C’est le moment idéal pour ramasser des choses sans rien abimer et apprendre des choses. Prenez le temps de te fabriquer une petite presse ou de découvrir les techniques qui existent pour faire sécher des fleurs et des feuilles et réaliser un bel herbier pour s’occuper, découvrir et conserver.
- Décoration :Oui de la marqueterie ou mosaïque de feuille ça peut être une belle idée, comme peindre des bout de bois ou plus gros bâtons en les entortillants de fils de laine coloré
c) Psychologie et Spiritualité
Oui je triche et je met les deux ensembles mais c’est que la frontière des fois peut-être très fine.
- Danse, je ne le dirais jamais assez mais danse seul, à deux ou en groupe c’est une activité qu’on devrait tous faire tous les jours. Mais je sais qu’on ne prend pas le temps alors prenons l’excuse du sabbat pour le faire.
- Le cocooning, oui c’est enfin le moment de sortir le plaid, les bougies et les cousins. Fais-toi ton meilleur thé ou cacao, un masque de beauté accompagné d’un livre, d’une série ou simplement d’un moment de détente dans le silence.
- Commencer un carnet de gratitude, tous les jours tu écris le soir, trois choses pour lesquels tu es reconnaissant(e), ça peut être pour un évènement, un coucher de soleil, une discussion ou un bon plat. C’est tout simplement l’occasion de voir que la journée n’est pas linéaire et que dans le brouillard il y a quelques petites zones de lumières.
- Le même principe mais plus costaud, la lettre de gratitude, plus réserver à un moment précis, pourquoi pas le soir de l’équinoxe. On fait une rétrospective sur l’été ou une période précise selon le besoin et on écrit ce pourquoi on est heureux, on remercie et on se félicite.
- Tirer les cartes, on peut s’organiser un tirage spécial à chaque sabbat pour profiter des énergies du moment. Tirage en croix avec toi au centre et ce qu’on laisse derrière soi, ses objectifs, ses obstacles et ses aides peuvent être intéressant si on a déjà fait un bilan (ou pas en vrai) pour comprendre ou on va.
- Se préparer à la période sombre. Ça ne veut pas dire que tu vas finir dans le noir, mais on dit qu’à cette période de l’année on est plus dans l’introspection, le travail sur soi, on est plus dans la pensée que dans l’action. Alors c’est le moment de préparer ta maison pour te sentir bien selon tes critères, de la lumière adaptée à vos goûts (lampe, bougie, feu de cheminée), des plaids, des coussins, des livres, des films, ce qu’il faut pour prépare tes boissons d’automne et d’hiver préférées, … Allez relax ça va bien se passer tu vas voir.
- d) Communauté
Repas collectif, Service communautaire, Collecte alimentaire, Nettoyage, Projets collectifs, Aide aux personnes, si tu ne sais pas par où commencer tournes-toi vers les mairies de ta villes qui ont sûrement des associations à te faire découvrir qui ont besoin d’aide. Penses sinon à ton voisinage aussi.
VI Ésotérisme
Oui c’est le passage que souvent les gens qui veulent découvrir un sabbat cherchent tout de suite et moi, vilaine que je suis, je ne le met qu’à la toute fin parce que premièrement, je crois que c’est intéressant de comprendre comment on en arrive aujourd’hui à avoir besoin ou envie de fêter ces sabbats, de comment on a voulu construire des sabbats en leur donnant une touche antique comme si le New-Age était un gros mots et deuxièmement, autel et rituel n’ont rien d’obligatoire.
Je disais donc que oui si tu as lu les partis d’avant tu vas te dire que Mabon est plus que fabriquer et pourtant je suis à peu près sûre à cent pour cent qu’avec Samhain il fait partie des sabbats préférées de presque tout le monde. Et tu sais quoi? moi aussi je l’adore et personnellement je me fiche de savoir si les ancêtres le célébraient ou pas. On voit que ancien ou non, il se passe des choses dans la communauté et dans sa maison à cette saison aux alentour de l’équinoxe.
Une fois ceci dit maintenant on va parler de chose plus intime et je voulais aussi rappeler que rien n’est obligatoire. Les païens ne sont pas forcément des sorcières, les sorcières peuvent être chrétienne, on peut lire cette article juste parce qu’on a envie de découvrir un nouveau truc pour sa culture générale.
a) L’autel
Avoir un autel n’est absolument pas une obligation, et il n’est pas nécessaire de pratiquer la sorcellerie pour en créer un.
Il peut simplement s’agir d’un petit espace que l’on aime avoir près de soi comme une étagère, un coin de meuble, un plateau ou même un petit autel transportable dans une boite ou un sachet. Un endroit où l’on rassemble quelques objets qui nous plaisent, qui nous évoquent la saison ou auxquels nous accordons une valeur symbolique particulière.
Certains éléments peuvent rester présents toute l’année parce qu’ils nous sont chers et utiles, des photos, des outils magiques ou non, des pierres, …
Un autel saisonnier peut ainsi accueillir les feuilles, glands, graines, fruits, branches ou autres petits trésors naturels récoltés précédemment, mais aussi les créations que l’on aura fabriquées à partir d’eux comme les guirlande ou couronne de feuilles, petite poupée de grain ou de gland ou de bâtons, décoration en pommes séchées, petit balai ou encore de petit pot décoré aux couleurs du moment (cf les couleurs du sabbat).
Pour les personnes qui pratiquent la magie rituelle, l’autel peut également devenir une véritable zone de travail réunissant certains outils traditionnels de la Wicca, comme la baguette, le balai, le chaudron, l’athamé, l’encensoir, la coupe, le pentacle ou la cloche. (J’ajoute encore une fois avec des pincettes pour ne vexer personne rien n’ai obligatoire, on ne sur-consomme pas, on recycle, on regarde si on en a vraiment besoin)
Dans les dispositions élémentaires décrites notamment par Scott Cunningham, la Terre est traditionnellement placée au Nord, l’Air à l’Est, le Feu au Sud et l’Eau à l’Ouest, avec des objets ou outils permettant de les représenter. Cette organisation appartient toutefois à une pratique wiccane particulière et ne constitue pas une règle universelle.
Pour Mabon, on pourra simplement reprendre les éléments déjà rencontrés dans cet article plus haut, couleurs automnales, végétaux, fruits, céréales, symboles de récolte, minéraux, bougies ou objets évoquant l’équilibre et l’abondance.
Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de tout réunir, un autel peut être très simple, l’essentiel étant qu’il ait du sens pour la personne qui le compose. L’autel pour moi c’est une extension de nous-même. Un endroit qu’on aime entretenir, ou on aime travailler, méditer, penser.
Pour ce qui est de la pratique qu’elle soit magique ou non, tu as peut-être besoin de connaître un mot, la consécration. La consécration d’un objet magique consiste, à travers un rituel dont les formes varient selon les traditions et les pratiquants, à le dédier à une pratique, une intention ou une fonction particulière et à lui attribuer une place symbolique et énergétique dans celle-ci. On le fait aussi pour les plantes et autre substances qu’on veut insérer dans ces rituels, j’ai déjà entendu une sorcière dire qu’elle ne veut pas manger une huile et oindre après ses bougies avec. C’est la notion de profane et sacré, une fois de plus je pose ça là à titre indicatif.
Comme tu peux le voir je prends beaucoup de pincette ici parce que oui tu entendras toujours l’éternel débat entre wiccan, sorcière avec un arbre généalogique, ou autres personnes qui ne croit qu’en une seule et unique vérité (la sienne bien sûr), là ramener pour dire que tu as tort. Mais au final ce que tu fais chez toi, ne regarde que toi.
b) Les Rituels
Les rituels de Mabon que l’on rencontre aujourd’hui ne constituent pas un rituel unique et immuable.
La littérature wiccane et néo-païenne contemporaine propose au contraire une grande variété de pratiques, aussi bien individuelles que collectives allant des rituels de gratitude et de célébration de la récolte,en passant par les offrandes aux divinités, jusqu’au rites consacrés aux relations et à la communauté, ou bien aux travail autour de la perte et du passage, divination, préparation à la saison sombre ou encore consécration d’objets. Bref comme chaque sabbat et même chaque moment une multitude de possibilité.
Certains sont spécifiquement conçus pour Mabon, tandis que d’autres sont des pratiques magiques plus générales auxquelles on peut donner une coloration automnale.
Cette diversité n’a finalement rien de surprenant, dans la pratique wiccane contemporaine, le rituel n’est pas du tout une formule figée à reproduire à l’identique, au contraire. Nombreux seront ceux qui avanceront que oui il y a des règles de base mais apporter sa touche personnelle à des rituels ou même la possibilité pour les pratiquants de construire leur propre manière de célébrer les saisons reste primordial. Les rituels publiés dans les ouvrages spécialisés peuvent donc être pris comme des bases.
C’est également ce qui explique pourquoi deux covens peuvent célébrer Mabon de manière très différente. L’un pourra privilégier la gratitude et le repas partagé, un autre le travail sur l’équilibre ou le passage vers la saison sombre, tandis qu’un troisième accordera davantage de place aux divinités, aux offrandes, à la divination ou aux liens entre les membres du groupe.
Je te partage quand même un rituel inventé par mes soins, tu en feras ce que tu veux.


c) Prières et invocations
Les invocations et prières occupent également une place importante dans certaines célébrations de Mabon.
Il n’existe cependant pas de corpus ancien de « prières de Mabon » la plupart des textes que l’on rencontre aujourd’hui sont des créations contemporaines, parfois inspirées de mythologies ou de traditions religieuses plus anciennes.
Certains pratiquants composent eux-mêmes leurs invocations, tandis que d’autres reprennent ou adaptent des textes existants.
On trouve ainsi des prières adressées à Déméter, Perséphone, Dionysos, Ishtar, Modron ou encore au Dieu et à la Déesse, ainsi que des chants et prières de gratitude pour les récoltes.
Ces textes peuvent être lus, chantés ou simplement servir de support à une célébration personnelle.
d) Musique
Et c’est d’ailleurs pour ça que je préfère ajouter aussi une partie musique parce que cela fait aussi partie des rituels et sabbat sans essayé de te fabriquer des prières. Par contre une fois de plus tu peux les rédiger toi-même.
Il n’y a aucune règle pour cette pratique, c’est en fonction de tes goûts, de ce qui t’inspire, des traditions que tu as envie de te créer. Je te partage juste des chansons que j’aime écouter à cette période de l’année. Une playlist juste ici sur la chaine du Boudoir Roux
VII. Conclusion
Je pense que le sabbat de Mabon est le sabbat idéal pour remettre les pendules à l’heure. On voit toute la construction et les raccourcis qu’il a fallut pour créer un sabbat.
Non il n’a pas de racine antique, non ne jouons pas la carte des méchants chrétiens qui ont effacé un culte, autant je peux le penser aussi pour certains sujets mais vraiment pas pour ce sabbat.
On constate juste que cette période de transition été/automne a par contre réellement toujours été un moment plein d’effervescence et de festivité.
Et c’est là que je veux en venir. On a encore besoin aujourd’hui de se créer ces moments de liesses individuelles ou collectives. C’est ce que je vois personnellement dans mon entourage ou sur les réseaux l’engouement que énormément de personnes ont pour l’automne. Je disais en plaisantant en introduction qu’il y a un groupe de personne qui appellent l’automne dès août mais ce phénomène a pris un nom le Summerweem ou Augustween. Parce que oui en automne et en hiver je crois qu’on a des rituels, des habitudes ou encore de envies qu’on attend chaque anneé, qui veut Halloween, Samhain, Mabon qui attend encore plus Noël (oui oui certains en septembre veulent déjà entendre Mariah Carrey), qui veut sa liste de film et série à regarder sous son plaid avec ses déco d’automne autour d’elle avec lun spicy latte. N’oublions pas celle qui a ses tenues d’automnes préférées et qui veut faire son changement de garde-robe et puis celles qui attend d’aller boire le beaujolais nouveau ou sa tartiflette?
Bref tous ça c’est ce qu’on appelle des rituels, on les fait tant que ça nous fait plait, tant que ça a du sens et que ça nous apporte quelque chose.
Oui je comprend l’idée d’authenticité antique que l’on cherche dans nos pratiques mais même si elles datent d’hier, si elles ont été créée avec intelligence et un travail de réflexion cela ne peut pas être rabaisser par des traditions qui se veulent authentique et ancestrale. Comme je dis toujours le New-Age sera un jour le Vieux-Age
Mais ne détourne pas mes propos! Dans les symboles, les correspondances et certaines pratiques codifiées il y a en effet des sens, des significations et règles qu’on doit reconnaitre. Alors je ne te dis pas de les apprendre par coeur sans réfléchir mais comme j’ai essayé de le faire ici au lieu de te balancer des mots j’ai essayé d’y mettre un sens en cherchant des sources.
Je te souhaite à présent si c’est ton intention de belles célébrations, récolte la lumière de ce jour pour avoir ta lanterne sur les chemins sombres de l’introspection qui commence. La période sombre est la période qui permet d’avoir après la Lumière. (pour briller fort et haut, il faut connaitre la profondeur noire de son être)
Pour en découvrir plus sur le sabbat en lui-même ou trouver des idées d’activités pour le sabbat ou la saison rendez-vous dans les articles suivants.
Bibliographie
- Ketty Orain-Ferella, Mabon – Grimoires des Sabbats, septembre 2024, Éditions Danaé.
- Sylvie Okada, Mon almanach païen, 2018, Éditions Danaé.
- Jean de Joinville, Vie de Saint Louis, édition J. Monfrin, Classiques Garnier, 1995.
- « Finn Mac Cumaill et le saumon du savoir », Vivre en Irlande, 22 janvier 2023.
- Anonyme, De Planetarum, metallorum, magistrorum, & elementorum proprietate, natura, transmutatione, qualitatibus & mixtione. A most sagacious treatise, written by a certain unnamed Philosopher.
- Basil Valentine, Triumphal Chariot of Basil Valentine, transcription par Ben Fairweather, 1678, §59, « Elixir of Antimony, Its Virtues ».
- Bob King, « Here Comes the Harvest Moon! », Sky & Telescope, 19 septembre 2018.
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