En général, il y a deux catégories de personnes : celles qui savent parfaitement à quoi sert la thyroïde et celles qui n’ont absolument aucune idée de son rôle. Et bien souvent, si l’on connaît cette petite glande, c’est parce que l’on a soi-même rencontré des problèmes thyroïdiens ou qu’une personne de notre entourage en souffre.
Et pourtant, cette petite glande mérite qu’on s’y intéresse !
La thyroïde, cette petite usine à hormones

Ce joli petit papillon n’est pas une métaphore inventée, la thyroïde possède effectivement deux lobes reliés par une partie centrale appelée isthme. Elle est située à la base du cou, juste sous le larynx et devant la trachée.
On ne dirait pas comme ça, mais cette petite glande est une véritable usine à hormones.
Elle fabrique principalement deux hormones :
- la T4, appelée thyroxine
- la T3, appelée triiodothyronine.
La T4 est produite en plus grande quantité et peut être transformée en T3 dans différents tissus de l’organisme.
Et ces hormones sont loin d’être anecdotiques !
Elles participent notamment à la régulation :
- Du métabolisme et de la manière dont notre organisme utilise les nutriments.
- De la température corporelle.
- De l’énergie musculaire.
- Du rythme cardiaque.
- Du fonctionnement du système digestif.
- De certaines fonctions du système nerveux et de l’équilibre émotionnel.
- De la croissance et du développement chez l’enfant.
En résumé, elles interviennent dans le fonctionnement d’une grande partie de notre organisme.
La thyroïde est elle-même commandée par une autre glande située dans notre cerveau : l’hypophyse. Celle-ci produit la TSH, une hormone qui stimule la thyroïde pour qu’elle fabrique ses propres hormones.
C’est notamment cette TSH que l’on mesure lors d’une prise de sang pour surveiller le fonctionnement thyroïdien.
Quand la thyroïde se dérègle
Il existe deux grands types de dysfonctionnements :
L’hypothyroïdie : la thyroïde tourne au ralenti.
Elle ne produit pas suffisamment d’hormones. L’organisme fonctionne alors moins rapidement.
On peut notamment retrouver :
- Une fatigue persistante.
- Une frilosité inhabituelle.
- Une prise de poids.
- Une constipation.
- Une peau sèche et des cheveux plus fragiles.
- Un ralentissement du rythme cardiaque.
- Une humeur dépressive ou une difficulté à se concentrer.
- Des troubles menstruels.
L’hyperthyroïdie : la thyroïde fonctionne en excès.
Elle produit trop d’hormones et accélère certaines fonctions de l’organisme.
On peut notamment retrouver :
- Une perte de poids parfois importante.
- Une sensation excessive de chaleur et une transpiration importante.
- Des palpitations et une accélération du rythme cardiaque.
- Une nervosité ou une irritabilité inhabituelle.
- Des tremblements.
- Des troubles du sommeil.
- Une fatigue musculaire.
- Un transit intestinal accéléré.
Vous remarquerez que certains symptômes peuvent se ressembler, notamment la fatigue et les modifications de l’humeur.
Et c’est justement ce qui rend parfois les troubles thyroïdiens difficiles à identifier sans examens médicaux.
Personnellement, je n’ai plus de thyroïde depuis 2010. J’ai donc volontairement choisi de vous présenter ces deux tableaux côte à côte, certains symptômes peuvent se retrouver dans mon quotidien, d’autres pas du tout. Et surtout, ils peuvent varier selon l’équilibre de mon traitement hormonal.
Comment savoir si l’on a un problème de thyroïde ?
La première étape est généralement une prise de sang.
On commence notamment par mesurer la TSH. Selon le résultat et le contexte médical, le médecin peut demander un dosage de T4 libre et éventuellement d’autres examens.
Il existe également des modifications physiques qui peuvent attirer l’attention.
Par exemple, l’apparition d’un goitre, c’est-à-dire une augmentation du volume de la thyroïde, ou la découverte d’une grosseur dans le cou.
Attention toutefois, toutes les grosseurs cervicales ne sont pas des nodules thyroïdiens. Il existe différentes structures dans cette région et seul un examen médical permet d’en déterminer l’origine.
Lorsqu’un nodule thyroïdien est suspecté, une échographie cervicale permet d’observer sa taille, sa forme et ses caractéristiques.
Certains nodules sont simplement surveillés. D’autres nécessitent des examens complémentaires, notamment une cytoponction, qui consiste à prélever quelques cellules à l’aide d’une aiguille très fine afin de les analyser.
Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, découvrir un nodule ne signifie absolument pas que l’on a un cancer. La grande majorité des nodules thyroïdiens sont bénins.
Peut-on vivre sans thyroïde ?
Oui, on peut vivre sans thyroïde, mais pas sans hormones thyroïdiennes.
Lorsqu’une personne subit une thyroïdectomie totale, c’est-à-dire une ablation complète de la glande, elle doit prendre un traitement hormonal substitutif à vie.
Ce traitement repose généralement sur la lévothyroxine sodique, une hormone de synthèse qui remplace la thyroxine normalement produite par la thyroïde.
Il ne s’agit pas simplement de soulager une glande fatiguée : dans le cas d’une ablation totale, il faut véritablement remplacer les hormones que le corps ne peut plus fabriquer.
Le dosage est adapté à chaque personne et surveillé médicalement.
La vie sans thyroïde est donc possible, mais elle implique un suivi et un traitement permanents.
Pourquoi prendre le temps de parler de cette glande ?
Parce que ce sujet me touche de très près.
Je n’ai plus de thyroïde depuis le 1 avril 2010 (et non monsieur le chirurgien ce n’était effectivement pas un poisson d’avril). Je connais donc personnellement cette nécessité de prendre un traitement chaque jour, de surveiller ses résultats sanguins et de composer avec un organisme dont l’équilibre hormonal dépend désormais entièrement d’un apport extérieur.
Mais si je prends le temps de vous parler de cette glande, ce n’est pas uniquement pour sa fonction physiologique.
C’est aussi parce que la thyroïde se trouve précisément dans la région associée au chakra de la gorge.
Et cela nous amène à une autre lecture, beaucoup plus symbolique de cette partie du corps.
La thyroïde et le chakra de la gorge : quand le corps rencontre l’expression de soi
Dans une lecture énergétique, la thyroïde est souvent rapprochée du chakra de la gorge, Vishuddha, centre symbolique de la communication, de l’expression personnelle et de la vérité intérieure.
Il arrive que des personnes ayant rencontré des problèmes thyroïdiens témoignent d’un rapprochement entre leur parcours de santé et des périodes de grands bouleversements émotionnels, des chocs, des non-dits ou des difficultés à exprimer ce qu’elles ressentaient.
Certaines évoquent une longue période durant laquelle elles ont gardé pour elles leurs souffrances, n’ont pas réussi à dire non, ont étouffé leurs besoins ou se sont empêchées de prendre leur place.
D’autres font le rapprochement avec un événement particulièrement marquant, après lequel elles ont eu le sentiment de perdre leur voix, au sens propre comme au sens symbolique.
Bien entendu, ces correspondances appartiennent à une interprétation énergétique et à des expériences personnelles. Elles ne constituent pas une explication médicale des maladies thyroïdiennes. Mais elles peuvent offrir une piste de réflexion intéressante pour celles et ceux qui souhaitent explorer leur rapport à eux-mêmes.
Car la communication ne consiste pas simplement à parler. Elle commence aussi par notre capacité à reconnaître ce que nous ressentons, à nous écouter et à trouver une manière juste de l’exprimer.
C’est précisément l’une des dimensions symboliques du chakra de la gorge.
Si vous souhaitez comprendre plus en détail les mécanismes énergétiques de la communication, les blocages symboliques associés à Vishuddha et son rôle dans notre expression personnelle, je vous invite à découvrir notre article consacré au chakra de la gorge.
Pour conclure : retrouver sa voix
Notre gorge est un lieu de passage. C’est par elle que nous respirons, que nous avalons, que nous parlons, que nous chantons et que nous faisons entendre notre voix. Elle est aussi, symboliquement, ce point de rencontre entre notre monde intérieur et celui que nous partageons avec les autres.
Prendre soin de son chakra de la gorge, c’est peut-être apprendre à ne plus étouffer ce que l’on ressent, à ne plus ravaler systématiquement ses paroles, mais aussi à comprendre que toutes les vérités n’ont pas besoin d’être criées pour exister.
C’est apprendre à parler sans blesser, à écouter sans s’effacer, à dire non sans culpabiliser et à trouver le courage de prendre sa place.
Et si, finalement, la véritable liberté de la gorge ne résidait pas seulement dans notre capacité à parler, mais aussi dans celle de choisir quand parler, quoi dire et comment le dire ?
Que l’on possède une thyroïde en parfait état de fonctionnement, que l’on vive avec un dérèglement hormonal ou que l’on ait dû apprendre à vivre sans cette glande, notre rapport à la parole, à l’expression et à notre vérité intérieure reste une exploration qui nous appartient.
Alors, de temps en temps, prenons le temps de nous demander : est-ce que je m’autorise vraiment à exprimer ce que je suis ?
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